Mon ex m’a invitée à ses fiançailles, puis il a vu mon bébé

à comprendre. »

Elle posa la bague sur la table.

« Tu m’avais promis que votre mariage était fini longtemps avant notre relation. »

« Il l’était. »

« Elle est tombée enceinte en décembre. »

« Une nuit ne change pas… »

« Ça change beaucoup de choses quand tu m’as juré que vous ne vous touchiez plus depuis huit mois. »

Marc se tut.

Je n’avais aucune satisfaction à voir Inès souffrir.

Je n’avais pas oublié sa participation à ma chute, mais son expression n’était pas celle d’une femme prise en flagrant délit de calcul.

Elle avait l’air de découvrir qu’elle aussi avait cru une version soigneusement arrangée de la vérité.

« Je savais pour notre relation », dit-elle en me regardant.

« Je ne vais pas mentir.

Mais Marc disait que vous étiez déjà séparés dans les faits. »

« Nous ne l’étions pas. »

Elle baissa les yeux.

« Je suis désolée. »

Ce n’était pas suffisant pour effacer ce qu’elle avait fait.

Mais c’était la première excuse sincère que j’entendais depuis des mois.

Marc fit un pas vers la porte.

« On parlera de tout cela avec les avocats. »

« Attends », dit Inès.

Elle me regarda de nouveau.

« Il y a quelque chose que je dois te dire. »

Marc se retourna brusquement.

« Inès. »

Elle l’ignora.

« Pendant le divorce, j’ai signé une déclaration au sujet d’une dispute au siège. »

Je hochai lentement la tête.

Cette déclaration avait été centrale dans le dossier de Marc.

Elle affirmait que j’avais crié contre des employés, menacé Inès et créé un environnement de travail dangereux.

« Je sais. »

« Non », dit-elle.

« Tu ne sais pas tout. »

Marc avait blêmi.

« Le texte que j’ai signé était beaucoup plus court. »

Je la fixai.

« Qu’est-ce que tu veux dire ? »

« J’ai écrit que tu étais entrée dans mon bureau sans prévenir, que nous nous étions disputées et que tu m’avais demandé directement si j’avais une liaison avec Marc.

C’est tout. »

Mon cœur se mit à battre plus vite.

« Tu n’as jamais écrit que je t’avais menacée ? »

« Non. »

« Ni que j’avais jeté un objet ? »

« Jamais. »

Marc intervint.

« Tu ne te souviens pas précisément de tous les détails. »

Inès le regarda comme si elle venait enfin de voir l’homme derrière le costume.

« Je me souviens très bien de ce que j’ai signé. »

Mon téléphone sonna.

Maître Renaud.

Je décrochai.

« Élise, nous avons un problème », dit-il immédiatement.

« Je vous écoute. »

« Après votre appel de ce matin, j’ai demandé une vérification complète du dossier transmis au conseil pendant votre divorce.

Nous avons comparé la version archivée de la déclaration de Madame Vautrin avec les données du système de signature. »

Je regardai Inès.

« Et ? »

« Le document a été modifié après sa signature. »

La chambre devint silencieuse.

« Comment ? »

« Des paragraphes ont été ajoutés à partir d’un compte administrateur interne.

Ils contiennent précisément les allégations qui ont servi à justifier votre exclusion d’urgence de la direction. »

Inès porta la main à sa bouche.

Marc, lui, ne bougea pas.

« Quel compte ?

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