Pendant deux ans, il pleura sa femme… jusqu’à ce médaillon

La nuit de l’accident, elle rentrait d’un service lorsqu’elle avait aperçu une femme blessée près d’un chemin forestier à environ trois kilomètres du véhicule en feu.

Cette femme était Claire.

Elle avait une fracture au poignet, une plaie au front et des brûlures légères, mais elle était consciente.

Avant que Sofia puisse appeler les secours, Claire l’avait suppliée d’attendre.

Elle venait d’échapper à une tentative de meurtre.

Plus tôt dans la soirée, quelqu’un avait saboté les freins de sa voiture.

Comprenant qu’elle ne pourrait pas négocier un virage, Claire avait sauté du véhicule à faible vitesse sur un chemin de terre.

Quelques minutes plus tard, la voiture avait poursuivi sa course avant de s’écraser.

Mais le véhicule n’était pas vide.

Selon Nora, Claire avait aperçu un second véhicule arriver après l’accident.

Deux hommes avaient placé quelque chose dans la voiture avant d’y mettre le feu.

Elle n’avait jamais su qui était la victime retrouvée à l’intérieur.

Sofia avait conduit Claire dans une ancienne maison familiale près de Saint-Malo, en France.

Le lendemain, elles avaient appris aux informations que Claire Beaumont était morte.

Le choc avait été immense.

Claire avait immédiatement voulu appeler Adrien.

Puis elle avait reçu sur une adresse électronique secrète plusieurs copies de virements portant sa signature et celle de son mari, ainsi qu’une photographie montrant Victor entrant dans la propriété Beaumont à trois heures du matin.

Quelqu’un essayait de lui faire croire qu’Adrien était impliqué.

« Pourquoi n’a-t-elle pas contacté la police ? » demanda Samuel.

« Elle l’a fait », répondit Nora.

« Une fois.

Par l’intermédiaire d’un avocat.

Deux jours plus tard, cet avocat a été agressé et son bureau cambriolé.

Claire a compris que la fuite dépassait votre entreprise. »

Adrien se leva brusquement.

« Et pendant deux ans, personne n’a pensé que j’avais le droit de savoir qu’elle respirait encore ? »

Nora soutint son regard.

« Ma mère voulait vous prévenir.

Claire aussi.

Mais elles ne savaient pas si vous étiez surveillé ou impliqué.

Puis ma mère est tombée malade.

Claire a passé les derniers mois à réunir des preuves. »

« Pourquoi maintenant ? »

Nora baissa les yeux.

« Parce que ma mère est morte il y a trois semaines.

Avant de mourir, elle m’a fait promettre de finir ce qu’elles avaient commencé.

Et parce que Claire a découvert récemment que les signatures attribuées à vous étaient des falsifications numériques.

Elle voulait revenir. »

Le téléphone de Nora vibra.

Elle regarda l’écran.

Son expression se transforma.

Trois appels manqués provenant d’un numéro qu’elle connaissait.

Puis une photographie envoyée depuis un numéro inconnu.

Elle montrait une petite maison en pierre face à l’océan.

La porte était ouverte.

Une chaise gisait sur la terrasse.

Sous l’image, une phrase : « Vous êtes arrivés trop tard. »

Nora murmura :

« C’est la maison où Claire se cachait. »

Adrien réagit immédiatement.

Il ne partit pas lui-même en voiture comme il aurait pu le faire deux ans plus tôt.

Il ordonna à Samuel de transmettre toutes les preuves aux autorités suisses et françaises ainsi qu’à un cabinet juridique extérieur n’ayant aucun lien avec Beaumont Industries.

Il fit également copier les fichiers sur trois serveurs sécurisés.

« Si Victor sait que nous avons trouvé la cache, il faut partir du principe qu’il sait aussi

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