qu’elle ouvrait les fenêtres sur le jardin, son téléphone vibra.
Un message de Nadine.
Quelques mots seulement.
Marc avait commencé à rembourser une partie de ce qu’il devait à ses parents.
Il vivait désormais dans un petit appartement et travaillait pour une autre agence.
Élodie lut le message, puis verrouilla l’écran.
Elle n’éprouva ni joie ni vengeance.
Seulement une distance nouvelle.
Au même instant, quelqu’un sonna.
C’était Clara.
Les deux femmes ne s’étaient pas vues depuis des mois.
Clara tenait une petite boîte en carton.
« J’ai trouvé ça dans les affaires de l’appartement de Grenoble », dit-elle.
À l’intérieur se trouvait un cadre contenant une vieille photo d’Élodie et Marc devant leur maison, prise avant les mensonges et les dettes.
Élodie resta silencieuse.
« Je pensais que tu voudrais peut-être la récupérer », ajouta Clara.
Élodie observa l’image quelques secondes.
Puis elle la retira du cadre.
Elle garda la photographie.
Pas parce qu’elle voulait retrouver cet homme-là.
Mais parce qu’elle refusait de laisser les dernières années réécrire toute son histoire.
Elle avait aimé sincèrement.
Elle avait aidé sincèrement.
Ces choses n’étaient pas devenues fausses simplement parce que Marc avait menti.
Clara repartit quelques minutes plus tard.
Élodie resta sur le seuil tandis que le soleil traversait les branches encore fines du jardin.
La maison était silencieuse.
Mais cette fois, le silence ne ressemblait plus à un piège.
Elle referma la porte, posa la clé sur le secrétaire de son père et regarda autour d’elle.
Des mois auparavant, quatre personnes étaient entrées dans cette pièce en pensant décider qui avait le droit d’y rester.
À présent, personne ne décidait à sa place.
Et pour la première fois depuis longtemps, la maison ne lui semblait ni trop grande ni trop vide.
Elle lui semblait exactement à sa taille.