Elle a volé la place de sa mère — puis le major a pris le micro

surveiller les adultes. »

Il eut un sourire triste.

« Apparemment. »

Monsieur Lambert s’approcha et demanda discrètement : « Madame Morel, souhaitez-vous prendre place ici ? »

Il désigna un siège vacant près de la scène, réservé au personnel.

Claire regarda Théo.

« Oui », répondit-il à sa place.

« Elle reste ici. »

La cérémonie reprit.

Marc ne quitta presque plus son siège des yeux.

Élise, elle, avait cessé de regarder autour d’elle.

Son téléphone avait disparu dans son sac.

Lorsque vint le moment des diplômes, Théo traversa la scène sous les applaudissements.

Cette fois, lorsqu’il reçut son dossier et se tourna vers les familles, il regarda directement Claire.

Elle leva la main.

Il sourit.

Après la cérémonie, les diplômés se retrouvèrent dans la cour de l’établissement sous un ciel clair de juin.

Les familles se regroupaient autour des bouquets et des appareils photo.

Claire pensait que le pire était passé.

Elle se trompait.

Marc s’approcha d’eux près d’un vieux tilleul.

Élise marchait deux pas derrière lui.

« On doit parler », dit-il.

Théo tenait son diplôme sous un bras.

« D’accord. »

Marc regarda Claire.

« En privé. »

« Tout ce que tu as à dire sur maman, tu peux le dire devant elle. »

« Ce n’est pas seulement à propos de ta mère. »

Élise croisa les bras.

« Ton père essaie de te protéger. »

Théo la regarda.

« De quoi ? D’un autre siège ? »

Elle serra les lèvres.

Marc passa une main sur son visage.

« Écoute, on a mal géré la situation. »

Claire intervint pour la première fois.

« Vous ne l’avez pas mal gérée.

Vous l’avez organisée. »

Marc se tourna vers elle.

« Claire… »

« Ne minimise pas.

Pas devant lui.

C’est tout ce que je demande. »

Élise soupira.

« Très bien.

J’ai demandé qu’on change sa place. »

Théo la fixa.

« Pourquoi ? »

« Parce qu’à chaque événement, tout devient compliqué.

Ton père est avec moi maintenant.

Ma famille devait être assise avec nous.

Je voulais une journée normale. »

« Ma mère rend ma vie anormale ? »

« Je n’ai pas dit ça. »

« Alors explique-moi ce qu’elle faisait au fond pendant que ton frère, qui ne connaît même pas le nom de mon professeur principal, était au premier rang. »

Élise rougit.

Marc leva les mains.

« Ça suffit. »

Théo regarda son père.

« Non.

Pendant des années, maman a dit que je n’avais pas à choisir entre vous.

Vous venez de me montrer que c’était vous qui essayiez de choisir à ma place. »

Marc baissa la voix.

« Après tout ce qu’on a fait pour toi… »

Théo resta immobile.

Claire sentit immédiatement le danger dans cette phrase.

« Qu’est-ce que tu veux dire ? » demanda Théo.

« Les stages.

Le nouvel ordinateur.

Les vacances.

Les contacts que j’ai appelés pour tes candidatures. »

« Tu veux une facture ? »

Marc pâlit.

« Ne sois pas ridicule. »

« Alors pourquoi tu comptes maintenant ? »

Élise intervint : « Parce que tu agis comme si ta mère était la seule personne à t’avoir aidé. »

Théo regarda son diplôme.

Puis il hocha lentement la tête.

« Voilà ce qui te dérange

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