Il vit les marques sur son cou, puis un vieux tatouage fit paniquer son beau-père

Clara et aux mouvements financiers faisant l’objet de l’enquête.

L’argent ne fit apparaître aucune porte secrète.

Avant de sortir, Gérard s’arrêta près d’Étienne.

« Tu crois avoir gagné. »

Étienne désigna Lucie.

« Je ne joue pas contre toi. »

Puis il ajouta : « Je veux seulement que certaines choses s’arrêtent avant d’arriver jusqu’à elle. »

Gérard ne répondit pas.

La porte se referma.

Clara pensa que la journée ne pouvait plus réserver de surprise.

Elle avait tort.

Dix minutes plus tard, Inès reçut un appel de son cabinet.

Son expression changea.

« Clara, il y a eu un dépôt au tribunal. »

« Quel dépôt ? »

« Une demande de tutelle temporaire concernant Lucie. »

Clara la fixa.

« Elle vient de naître. »

« La requête a été préparée il y a trois jours. »

Le froid traversa Clara de part en part.

« Par Damien ? »

Inès secoua la tête.

« Par Mireille Delcourt. »

La mère de Damien.

Celle qui avait quitté l’hôpital une heure avant l’arrivée d’Étienne.

Inès poursuivit : « Elle affirme disposer d’un document signé par vous, l’autorisant à prendre temporairement les décisions concernant l’enfant si votre état médical vous rend incapable de le faire. »

« Je n’ai jamais signé ça. »

« Je vous crois.

Mais le document existe.

Et la signature ressemble beaucoup à la vôtre. »

Clara sentit la panique remonter.

Étienne se leva.

« Où est Mireille maintenant ? »

Inès consulta son téléphone.

« D’après son avocate, elle affirme être chez elle. »

Sofia, qui était revenue dans l’encadrement de la porte pour récupérer un dossier, entendit la dernière phrase.

« Faites vérifier immédiatement », dit-elle.

La vérification prit moins d’une heure.

Mireille n’était pas chez elle.

Elle se trouvait dans un cabinet privé situé à deux rues du tribunal, accompagnée d’un ancien médecin de la famille et d’un notaire à la retraite qui avait autrefois travaillé pour le groupe Delcourt.

La tentative paraissait sophistiquée, mais elle avait un défaut majeur.

Elle avait été préparée trop tôt.

Le document présenté par Mireille mentionnait le prénom Lucie.

Or Clara et Damien n’avaient officiellement déclaré le prénom de leur enfant qu’après la naissance.

Seules quelques personnes le connaissaient auparavant.

Et l’une d’elles était Damien.

Une expertise préliminaire révéla un second problème : la signature de Clara semblait avoir été copiée à partir d’un document bancaire scanné.

Inès obtint en urgence la suspension de la demande.

Mireille fut entendue.

Le notaire à la retraite nia d’abord toute implication, puis reconnut avoir reçu une version préremplie du document plusieurs jours auparavant.

Le médecin refusa de signer une attestation médicale antidatée, ce qui devint finalement l’élément qui fit s’effondrer le plan.

Deux jours plus tard, Clara quitta la maternité par une sortie privée.

Pas vers la maison de Damien.

Vers un appartement sécurisé organisé par l’association, dont l’adresse n’apparut dans aucun document accessible à la famille Delcourt.

Étienne porta le siège-auto de Lucie jusqu’à la voiture.

« Tu te souviens quand tu m’as appris à conduire ? » demanda Clara.

Il sourit.

« Tu as calé onze fois. »

« Sept. »

« Onze.

J’avais compté. »

Pour la première fois depuis des semaines, elle rit réellement.

Mais la suite fut longue.

Il n’y eut pas de miracle juridique

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