Le pendentif de la femme de ménage révéla le secret que le millionnaire redoutait

», répondit-elle.

« Son nom de naissance était Gabriel Valmont. »

Étienne ferma les yeux.

Une seule seconde.

Mais cette seconde contenait trois années de colère, de honte et de questions jamais posées.

Quand il les rouvrit, il regarda Mila.

« Quel âge a-t-elle ? »

« Huit mois. »

Il avala difficilement.

« C’est sa fille ? »

Nora acquiesça.

Étienne rendit doucement Mila à sa mère, comme si l’enfant était soudain devenue infiniment fragile.

« Mon bureau.

Maintenant. »

Camille les suivit.

« Il n’y a aucune raison de transformer cette coïncidence en drame.

Gabriel a quitté cette famille depuis longtemps. »

Étienne s’arrêta.

« Tu savais qu’il avait un enfant ? »

« Bien sûr que non. »

La réponse était immédiate.

Trop immédiate.

Nora vit Étienne l’enregistrer sans rien dire.

Dans son bureau, les rideaux donnaient sur la ville encore couverte d’une brume matinale.

Étienne ferma la porte et désigna un fauteuil à Nora.

Elle resta debout.

« Je veux comprendre une chose », dit-il.

« Pourquoi Gabriel ne m’a-t-il jamais parlé de vous ? »

Nora eut un petit rire sans joie.

« Parce qu’il était persuadé que vous ne vouliez plus jamais entendre parler de lui. »

Étienne serra la mâchoire.

Trois ans plus tôt, Gabriel avait été directeur adjoint de la branche immobilière du groupe familial.

Brillant, impatient, parfois trop fier, il se disputait souvent avec son père sur la manière de gérer l’entreprise.

Puis deux millions d’euros avaient disparu sur une période de cinq mois.

Les virements portaient les identifiants de Gabriel.

Plusieurs validations semblaient provenir de son ordinateur.

Une société-écran avait reçu l’argent.

Camille, alors directrice financière, avait découvert les anomalies.

Étienne se souvenait encore de la confrontation.

Gabriel debout devant son bureau.

Le dossier jeté sur la table.

Son fils répétant qu’il n’avait rien pris.

Et lui répondant : « Alors explique-moi comment ton mot de passe a signé chaque transfert. »

Gabriel n’avait pas pu.

Étienne lui avait ordonné de quitter le groupe jusqu’à la fin de l’enquête.

Gabriel avait entendu autre chose : quitte ma vie.

Deux jours plus tard, il était parti.

« Après sa mort, j’ai essayé de vous contacter », dit Nora.

Étienne releva brusquement la tête.

« Quand ? »

« En février.

Trois fois. »

« Je n’ai rien reçu. »

Nora posa Mila dans le creux d’un bras et sortit son téléphone.

« J’ai gardé les réponses. »

Camille s’approcha.

« Ce n’est pas nécessaire. »

Étienne tourna la tête vers elle.

« Pourquoi ? »

« Parce que n’importe qui peut fabriquer un message aujourd’hui.

Tu le sais. »

Nora ouvrit une capture d’écran.

« Celui-ci est arrivé deux jours après mon premier courriel. »

Étienne prit le téléphone.

Le message était bref.

Poli.

Glacial.

Monsieur Valmont ne souhaitait recevoir aucune information concernant Gabriel ni être contacté par des personnes se réclamant de sa famille.

Toute nouvelle tentative serait transmise au service juridique.

Étienne relut le texte.

« Je n’ai jamais donné cette instruction. »

« Pourtant, le message venait de votre groupe. »

Camille soupira.

« Une adresse générique.

Des dizaines de salariés y ont accès. »

Étienne releva les yeux.

« Non.

Trois personnes y ont accès pour les messages sensibles. »

Camille ne bougea plus.

Étienne prit son

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