Le pendentif de la femme de ménage révéla le secret que le millionnaire redoutait

téléphone et appela son directeur de la sécurité informatique.

« Antoine, coupe immédiatement les droits administrateurs de Camille Renaud.

Préserve les journaux de messagerie, les sauvegardes et les archives financières liées au dossier Gabriel Valmont.

Rien ne doit être effacé. »

Camille devint livide.

« C’est humiliant. »

« Ce n’est qu’une vérification. »

« Après douze ans ensemble ? »

« Justement.

Après douze ans, tu devrais savoir que je vérifie tout. »

Nora sentit Mila se détendre contre elle.

Pendant les vingt minutes suivantes, personne ne parla beaucoup.

Étienne posa des questions sur Gabriel.

Où avait-il vécu ? Quel travail faisait-il ? Pourquoi avait-il changé de nom ?

Nora raconta ce qu’elle savait.

Après son départ du groupe, Gabriel avait travaillé comme conducteur de travaux pour une petite entreprise près de Grenoble.

Il vivait modestement.

Il n’avait jamais dépensé comme un homme qui possédait deux millions cachés quelque part.

« Il comptait les centimes au supermarché », dit Nora.

« Il réparait lui-même ses chaussures.

Quand Mila est née, il a vendu sa montre pour acheter le siège-auto. »

Chaque détail frappait Étienne plus durement que le précédent.

« Pourquoi ne m’a-t-il pas appelé ? »

« Il l’a fait. »

Étienne se figea.

« Une fois, après la naissance de Mila.

Il est resté vingt minutes avec le téléphone à la main.

Ensuite il m’a dit que votre assistante lui avait répondu que vous refusiez de lui parler. »

« Quelle assistante ? »

« Je ne sais pas. »

Camille se leva brusquement.

« Je vais vous laisser à cette reconstruction sentimentale. »

« Assieds-toi », dit Étienne.

Sa voix n’était pas forte.

Camille se rassit.

Le téléphone d’Étienne vibra quelques minutes plus tard.

Antoine.

Étienne lut le message une fois.

Puis une deuxième.

« Quoi ? » demanda Camille.

Il leva les yeux vers elle.

« Les virements attribués à Gabriel n’ont pas été autorisés depuis son poste. »

Nora sentit son souffle se bloquer.

« Comment ça ? »

« Les archives de sécurité ont été conservées hors du système principal.

Les validations ont été routées par un serveur administratif. »

Camille secoua la tête.

« Cela ne signifie rien.

Nous utilisions des accès distants. »

Étienne poursuivit : « Le serveur administratif était associé à ton ordinateur. »

Pour la première fois, Camille ne trouva rien à répondre.

Elle se leva lentement.

« Tu vas croire ça sans audit complet ? »

« Non. »

Étienne appuya sur un bouton de son bureau.

La porte s’ouvrit et Antoine entra avec la directrice juridique du groupe.

« Nous allons justement faire l’audit. »

Camille regarda Nora.

Ce fut bref, mais Nora y vit une colère pure.

Pas contre Étienne.

Contre elle.

Deux heures plus tard, la maison autrefois silencieuse était devenue le centre d’une enquête interne.

Des ordinateurs furent saisis.

Des archives restaurées.

D’anciens comptes bancaires comparés.

Nora voulait partir, mais Étienne lui demanda de rester jusqu’à ce qu’un médecin examine Mila.

Il fit venir son pédiatre familial, qui diagnostiqua une simple poussée dentaire accompagnée d’une légère infection virale.

Lorsque Nora revint du petit salon où le médecin avait examiné l’enfant, elle trouva Étienne seul devant une fenêtre.

Il tenait le pendentif de Gabriel.

Elle le lui avait confié quelques minutes plus tôt.

«

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